Partout dans le monde le mouvement citoyen prend de jour en jour plus d’ampleur, plus de confiance en lui. Partout on trouve des amap, des monnaies locales, des coopératives d’énergie renouvelable, de l’éco-construction, le retour du vélo et des bières locales et des citoyens qui se présentent aux élections.

Selon un article récent, les français seraient rentrés dans l’air de la déconsommation. Ils mangent moins de viande, font leur produits ménagers par eux même, pratiquent le 0 déchet.

Je suis arrivé dans l’association Galléco en tant que Colibris, convaincu que je devais faire ma part pour amplifier ce mouvement mondial. Warren Buffet nous avait lancé un défi. Il nous avait dit qu’il y avait bien une lutte des classes, mais  que c’est sa classe, celle des riches qui la menait et qu’elle était en train de la gagner. C’est pour le faire mentir que je me suis engagé.

J’ai rencontré des femmes et des hommes plein de convictions qui chaque jour font tourner un commerce, prennent soin de la terre et de l’être humain.

Le Galléco ce n’est pas un simple bout de papier, c’est avant tout des liens forts qui font que d’année en année, malgré les difficultés, un réseau de près de 250 entreprises nous a renouvelé sa confiance.

Des liens forts, de proximité et au quotidien qui font que de proche en proche, de plus en plus d’habitants de Rennes, Redon et bientôt d’autres territoires, nous rejoignent pour défendre un commerce et une production indépendante, de proximité et de qualité.

Des liens forts qui font que nos habitudes changent et que la relation que nous avons avec ceux qui nous nourrissent, nous guérissent et nous servent dans ces entreprises évolue en profondeur.

Dans chaque aspect de nos vies, dans notre rapport au temps, à la terre, au vivant et à la monnaie nous pouvons regagner de la puissance, de l’autonomie. Une puissance qui nous remplit de joie et nous donne l’énergie pour agir.

Le Galléco n’est donc pas un outil parmi d’autres de l’économie. Au fond, si nous continuons de le faire vivre, c’est que nous sommes nous-même vivants.

Une monnaie locale n’a de sens que si elle se distingue de l’Euro en étant une monnaie de liens. Une monnaie animée par ces utilisateurs, les habitants d’un territoire de vie.

Dans les mois à venir, le Galléco aura besoin de vous. Je ne serai plus dans l’association en tant que salarié et c’est vous, en tant que bénévoles qui agirez pour maintenir la circulation du Galléco. La direction de l’association sera toujours assurée par Anne pendant ces quelques mois de transition.

C’est un super défi, une opportunité à saisir pour rendre encore plus vivante et collective l’aventure du Galléco.

C’est vous qui allez pouvoir vivre, et faire vivre ce lien formidable et riche qu’il peut y avoir entre l’association Galléco et son réseau d’entreprises.

Ce ne sera que plus de liens entre habitants et commerçants ; Voilà qui est enthousiasmant et voilà ce qu’il faudra préserver à l’avenir. C’est à mon sens le seul moyen de développer une monnaie locale et à travers elle de renforcer l’économie locale.

Pour ma part, arrivé au Galléco en bénévole, je repars pour un cycle en tant que bénévole au sein du groupe local de la Nef et sans doute vers d’autres engagements. Je regarde de près ce qui se passe aux États-Unis au sein du réseau Balle, Business alliance for local living economies.

Bonne transition!

Guillaume Gautier